Perguntas freqüentes
Les livres
Le processus de création
Généralités

Les livres
Qu’est-ce que l’Ordre de RAM, qui apparaît dans Le Pèlerin de Compostelle?
Regnus Agnus Mundi est un ordre catholique, fondé en 1492, qui étudie le langage symbolique par l’intermédiaire d’un système d’enseignement oral. En réalité, maître et disciple ne sont que des indications pour organiser l’apprentissage, qui passe par des tâches, dans lesquelles chacun trouve sa propre réponse. L’Ordre de RAM n’a pas de siège, ne possède pas de connaissances occultes, part du principe que l’on apprend seulement lorsque l’on fait un pas en avant, et n’a pas de représentants.
Comment faire le pèlerinage à Saint- Jacques-de-Compostelle?
Je vous en prie, visitez la page du Chemin de Saint-Jacques. Et souvenez-vous que les liens placés ici sont de la responsabilité exclusive des personnes qui les administrent. J’ai également lancé un blog célébrant les 20 ans de mon pèlerinage, Rencontres sur le Chemin.
Les exercices contenus dans le livre doivent-ils être exécutés?
Cela dépend de chacun. Une seule réserve : le rituel du messager ne doit l’être en aucun cas. Il est incomplet dans le livre et ne donnerait aucun résultat positif.
Comment comprendre le langage des signes?
Le langage des signes est le moyen que nous avons, individuellement, pour nous mettre en relation avec Dieu. Pour apprendre ce langage, il faut développer l’intuition. Pour développer l’intuition, il faut ne pas avoir peur de se tromper.
Le voyage est-il plus important que la destination?
Avoir une destination est très important. Savoir où l’on va c’est crucial. Par exemple, tout au long du chemin de Saint Jacques il faut qu’on puisse se repérer par rapport à notre but. C’est cette connaissance qui nous permet d’avoir un cap, mais c’est sans doute le voyage qui nous donne du plaisir. Quand on arrive à Saint Jacques, on est fatigué et le voyage a pris fin. C’est à ce moment-là qu’on reconnaît que la destination est notre passion et le voyage, notre joie.
Est-il vrai que vous avez écrit L’Alchimiste en quinze jours?
Oui. Et, généralement, tous mes livres sont écrits dans une période de deux à quatre semaines. Mais la conception d’un livre prend au minimum deux ans, et la révision dure approximativement quatre mois.
Acceptez-vous des disciples?
Absolument pas.
Que faire pour m’informer le mieux possible sur la Tradition de la Lune?
Il y a sur l’Internet de nombreux sites à ce sujet. Quand on veut trouver quelque chose, le premier pas consiste à chercher. Mais faites attention : la plus grande partie de ce que vous trouverez n’est pas sérieuse. Il est parfaitement possible de connaître la tradition de la Lune (Wicca) sans qu’il soit nécessaire de recourir à des maîtres, à des guides, etc. Wicca est un système d’enseignement très riche, qui a laissé ses marques à travers le temps et l’espace.
Existe-t-il un livre que vous recommandez en particulier sur la Tradition de la Lune?
Meditações sobre os 22 Arcanos do Tarot, Ed. Vozes.
Les faits rapportés dans As Valkirias [Les Walkyries] sont-ils réels?
L’idée centrale du livre (la rencontre avec l’ange) est un fait réel, le voyage dans le Mojave également, mais beaucoup de situations qui y sont décrites ont été romancées. Cependant, l’épisode le plus important – la rencontre avec l’ange – a vraiment eu lieu, et j’ai laissé une statue de la Vierge d’Aparecida dans le Canyon Glorieta, près de Borrego Springs, en Californie.
Pensez-vous que l’Église catholique admettra l’idée de la face féminine de Dieu, manifeste dans la présence de la Vierge Marie, ainsi que vous le racontez dans Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j’ai pleuré ?
Je le pense. Cela prendra peut-être cinquante ou deux cents ans, mais elle l’admettra.
La Cinquième Montagne est-elle un commentaire de la Bible?
Non. Le livre commence quand Élie sort de la Bible, et il se termine quand il y retourne. Et dans mon livre, il est seulement un homme qui lutte contre la volonté de Dieu – ce qui est sain, il faut bien le dire.
Avez-vous vraiment été interné dans un asile, comme dans Veronika décide de mourir?
Malheureusement, la réponse est « oui ». À la Maison de Santé du Dr Eiras, à trois reprises (1966, 1967, 1968). Les parents manifestent parfois leur amour d’une manière erronée. Mais comme ces internements étaient motivés par un excès de préoccupation de leur part, je n’ai jamais blâmé les miens.
Qui est Le Guerrier de la Lumière?
Celui, quel qu’il soit, qui, malgré les difficultés quotidiennes, est encore capable de lutter pour ses rêves.
Dans Le Démon et mademoiselle Prym, répondez-vous à la question classique : l’homme est-il bon ?
Cette question n’a pas de réponse. Nous avons toujours à nos côtés un ange et un démon, et celui qui se manifeste est celui que nous écoutons davantage. Par conséquent, il vaut mieux prêter attention à ce que nous dit l’ange. Le livre montre ce duel, et il montre aussi comment la société peut manipuler le concept de « bonté ».
Vous vous êtes inspiré, pour Onze Minutes, de la vie d’une prostitué brésilienne qui vous a abordé lors d’une après-midi de dédicaces en Suisse ? Qu’est-ce qui vous a séduit dans son histoire ?
Il faisait déjà un moment que je voulais aborder le thème du sexe mais je ne savais pas par où commencer. En écoutant l’histoire de cette femme je me suis rendu compte que pour écrire sur la face sacré du sexe, il fallait que je puisse comprendre comment il fut profané. Pourtant mon livre n’est point un traité sur la prostitution. J’ai essayé de fuir complètement à n’importe quelle connotation moraliste, de ne point juger le personnage principal sur son choix de vie. En fait, ce qui m’intéresse c’est comment les gens perçoivent le sexe.
Pourquoi votre livre s’appelle-t-il Onze Minutes?
Parce qu’il s’agit de la durée moyenne d’une relation sexuelle.
Dans votre livre, Le Zahir, vous parlez de la vie d’un écrivain connu mondialement. Le livre semble ainsi être très autobiographique. L’exposition ne vous gêne pas?
Il est vrai que Le Zahir a plusieurs points de convergence avec ma vie or beaucoup de parties sont romancées. En fait, je me suis inspiré de ma philosophie de vie plutôt que de ma vie. De toute façon, je n’ai pas peur de l’exposition. En réalité cela me soulage. La vérité est fondamentale dans le dialogue avec les lecteurs. C’est elle qui nous libère. J’avais déjà montré mon âme à mes lecteurs avec mon premier livre Le Pèlerin de Compostelle. Cette fois-ci, je me dévoile avec mes lecteurs : c’est une expérience extraordinaire.
Quelle est la différence entre légende personnelle et le Zahir ?
Quand une personne décide de suivre sa légende personnelle, elle sait exactement quel est son rêve et cette connaissance ne l’aveugle pas. Le Zahir en contrepartie est une obsession qui ne nous permet pas de prendre conscience du chemin.
Quelle est la différence entre l’énergie féminine et l’énergie masculine ? Pourquoi avons-nous besoin de réveiller notre côté féminin ? Y a-t-il quelque chose de mal avec notre côté masculin ?
Les deux énergies sont nécessaires ; nous avons besoin d’être compatissants et implacables. Le Christ a consacré les deux : l’énergie du pain, qui est solide, et l’énergie du vin, qui s’adapte. Parfois ce n’est pas la force de l’épée qui casse la pierre mais la patience de l’eau.
Votre roman La Sorcière de Portobello est-il véridique ?
Plus au moins : en Octobre 2005, j’ai connu en Transylvanie une hôtesse de l’air qui m’a inspiré l’histoire d’Athéna. Elle m’a dit qu’elle avait été adoptée par une famille Autrichienne et qu’elle avait des racines tsiganes. Bien évidemment, elle ne fut que l’inspiration du roman, beaucoup d’aspects vinrent d’autres sources et d’autres personnes que j’ai rencontrées tout au long du chemin. Athéna est aussi un miroir de ma personne.
Croyez-vous aux sorcières ?
Bien sûr. Malheureusement le mot « sorcière » a une connotation très négative. Pour moi une sorcière est une femme capable de laisser son intuition guider ses actions, qui est en communion avec son environnement, qui n’a pas peur de faire face aux obstacles. Dans mon roman, j’aborde précisément ce préjudice que les sorcières modernes rencontrent dans la société moderne.
Comment fut l’expérience de partager votre livre sur votre blog ?
Inoubliable. L’expérience de partager 1/3 de mon roman dans mon blog (www.paulocoelhoblog.com) a permis à mes lecteurs de juger le livre sans intermédiaires. Ce contact direct, à mes yeux, est le meilleur pari pour la littérature.
Comment faire pour trouver O Manual Prático do Vampirismo [Le Manuel pratique du vampirisme] ?
La réédition de ce livre est interdite, je n’ai pas réussi à bien expliquer le mythe du vampire. Il a été publié en 1986, retiré en 1987, et il ne sera jamais republié.
Comment faire pour trouver Arquivos do Inferno [Archives de l’Enfer] ?
Contrairement à O Manual Prático do Vampirismo, c’est un livre dont je suis fier. Je l’ai publié moi-même en 1982, et la première (et unique) édition de 2 000 exemplaires est épuisée. Si une révision de Arquivos do Inferno se trouve dans mon destin, je la ferai, et le livre sera de nouveau imprimé. Pour le moment, il n’existe pas de projet à ce sujet.
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Le processus de création
Qu’est-ce qu’écrire ?
J’ai fait ce pari dans la vie : me comprendre moi-même à travers mon travail – qui dans ce cas est la littérature.
Quand avez-vous décidé de devenir écrivain ?
L’idée d’écrire m’est venue dès l’adolescence. Au début, étant très solitaire, je pensais que je ne parviendrais à communiquer avec le monde qu’au moyen de la poésie ; le temps a passé, je suis sorti de cet isolement naturel de l’adolescent, j’ai eu une jeunesse assez perturbée, mais les mots sont restés pour moi la meilleure manière de comprendre le monde et de me comprendre moi-même. Mais je n’ai trouvé le courage de vivre mon rêve qu’en 1986, lorsque j’ai fait le Chemin de Saint-Jacques.
Où écrivez-vous ?
J’écris un nouveau livre tous les deux ans, généralement à Copacabana, à Rio de Janeiro. J’écris les chroniques pour les journaux et autres textes là où je peux, soit en avion, soit à l’hôtel – parce que mon ordinateur portable est mon compagnon inséparable.
Comment est l’endroit où vous travaillez à Copacabana ?
Blanc, sans tableaux ni stimulations visuelles autres que l’écran de l’ordinateur. L’imagination a besoin d’espace pour se développer. Autrefois j’avais beaucoup d’objets, mais je restais prisonnier de ce qu’ils me rappelaient.
Réalisez-vous une sorte de rituel avant, pendant ou après l’acte d’écriture ?
Pour commencer un nouveau livre, j’ai établi pour moi-même un signal – j’attends de trouver une plume blanche. Hormis cela, il n’y a aucun rituel. Mais quand je commence, je dois aller jusqu’à la fin. Je connais beaucoup d’écrivains qui s’arrêtent quelques mois, pour ma part je n’y parviendrais pas.
Comment apparaît un roman ? Comment naît une histoire ?
À chaque livre sa manière de naître. Il peut venir d’une question que je me pose, d’une réponse, et en général j’utilise une bonne histoire pour développer l’idée.
Quelle est votre source d’inspiration?
Nous sommes tous en quête d’un sens dans nos vies. Trois chemins se dessinent devant celui qui initie cette quête : l’art, la science et la religion. Ces voies sont peintes sur les murs des grottes primitives, dans les pyramides… le problème c’est que le XX siècle a imposé sa dictature de la science et beaucoup de personnes se sont vues dépossédées de leurs âmes. Comme artiste j’essaie de réinterpréter des symboles pour les générations futures et je trouve mon inspiration dans la condition humaine.
Comment avez-vous fait votre apprentissage ?
En lisant. Et en lisant. Et en lisant beaucoup. En outre, mon expérience des textes de chansons et du journalisme a été décisive, elle m’a permis de comprendre qu’il n’est pas nécessaire de compliquer pour être profond, et que l’on peut expliquer une idée en quelques mots. Je crois au concept de l’Anima Mundi (l’Ame du Monde), selon lequel chaque personne, en se consacrant totalement à ce qu’elle fait, entre en contact avec l’inspiration de l’univers – c’est de là que viennent mes personnages, de l’amour de la vie et des choses que je vis.
Écrivez-vous à la main ?
Jamais. Avant, c’était la machine à écrire électrique, maintenant, l’ordinateur. Ma pensée n’est pas familiarisée avec la vitesse de l’écriture manuelle.
Prenez-vous beaucoup de notes ?
Jamais. J’ai beaucoup d’idées qui me passent par la tête tous les jours ; celles qui sont importantes demeurent toujours, tandis que les autres sont oubliées.
Plusieurs de vos livres sont narrés du point de vue féminin. Comment un homme comme vous réussissez à faire des portraits si fidèles de femmes?
Quand j’écris un livre, j’essaie d’abord de résoudre quelque chose en mon for intérieur. J’ai besoin de me comprendre et c’est dans la littérature que je parviens à le faire. Je suis mes personnages et ils incarnent mon esprit. Si j’arrive donc à écrire du point de vue féminin c’est que je laisse mon côté féminin s’exprimer sans entraves.
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Généralités
Quand êtes-vous né ?
Le 24 août 1947, à 0h5, à Rio de Janeiro, au Brésil.
Quelle est votre religion ?
Je suis catholique. Mais je pense que toute religion, si elle choisie sincèrement, conduit au même Dieu. Et je ne déplace pas vers ma religion ma responsabilité dans la quête spirituelle.
L’Institut PAULO COELHO finance-t-il des projets culturels ?
Non. Pour avoir une meilleure idée de l’Institut, cliquez ici.
Pouvez-vous me dédicacer l’un de vos livres ?
Si vous consultez les Plans de Voyage et voyez que je me trouve au Brésil, envoyez le livre avec une enveloppe pré-timbrée pour le retour, et je m’en ferai un plaisir. Si je ne suis pas au Brésil, cela ne sert à rien de l’envoyer parce qu’alors la correspondance s’accumule de manière telle que cela devient impossible. Dans le doute, contactez instituto@paulocoelho.com.br.
Pouvez-vous écrire une préface pour mon livre, lire mes originaux ou me recommander une maison d’édition ?
Selon les instructions de mes avocats, je ne peux lire un livre qu’après sa publication. De cette manière, il est impossible de faire une quelconque préface. Il y a des exceptions, mais elles viennent de l’éditeur, non de l’auteur. Quant à lire des originaux ou recommander une maison d’édition, je pense que chaque auteur doit avoir son lot de difficultés, comme j’ai eu le mien au début : alors cherchez votre voie par vous-même, vos pas en auront plus de force.
Est-ce qu’un de vos livres sera-t-il adapté au grand écran ?
En fait j’ai lancé un projet avec mes lecteurs en utilisant le support de l’Internet. L’année dernière j’ai publié 1/3 de mon roman sur mon blog (www.paulocoelhoblog.com) en plusieurs langues. Grâce à cette expérience j’ai décidé, en Juin 2007, d’approfondir cette interaction avec mes lecteurs en les invitant à adapter mon livre au grand écran. Comme vous le savez La Sorcière de Portobello est narré par 15 personnages et j’ai invité des cinéastes à choisir un des narrateurs et filmer leur interaction avec Athéna. Une fois leur montage fait j’ai demandé à ce qu’ils le mettent sur Youtube. Des compositeurs de Myspace sont aussi invités à composer une bande originale. Pour se familiariser avec le projet, je vous invite à consulter le site suivant : http://paulocoelhoblog.com/experimental-witch/.
Parvenez-vous à avoir une vie normale, au sens où tout le monde en a une ? Ou bien votre quotidien a-t-il été transformé par le succès ?
Les deux. J’ai une vie normale, et mon quotidien – grâce à Dieu – se modifie tous les jours, et ainsi il ne devient jamais routine.
Quels sont vos auteurs préférés?
J.L Borges, William Blake, Jorge Amado, Henry Miller.
La recherche du bonheur est-elle importante?
Je ne crois pas que le bonheur soit une valeur. Je le vois plutôt comme un après-midi de dimanche, quelque chose d’assez terne finalement. Je veux de l’aventure dans ma vie, prendre des risques, me confronter à des obstacles, enfin, me sentir en vie.
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